J’ai adoré ce film, qui n’est pas sans rappeler “Ridicule!”, même si l’époque et le lieu ne sont pas tout à fait identiques. Dans cette histoire, une femme de la haute société new-yorkaise commence à dégringoler les marches de façon brutale, tout ça parce qu’elle a des dettes de jeu… et des principes, qui font en sorte que lorsque ses bailleurs de fonds veulent profiter d’elle, elle refuse, étant alors obligé de tout rembourser rapidement. Puis sa tante, qui la finançait, apprend l’histoire des dettes de jeu et décide alors de la chasser, tout en la déshéritant. Il ne reste plus qu’une dernière chance à cette femme: se trouver un mari. Mais, encore là, les hommes qu’elle veut la refusent et celui qui sera intéressé par elle sera relegué aux oubliettes. La descente aux enfers se poursuivra donc jusqu’à ce que la femme… finisse par l’atteindre, l’enfer!
On connaissait Gillian Anderson par son personnage dans “X Files”. Mais ici, on découvre un nouveau visage, plus humain et sensible. Elle absolument bouleversante dans ce rôle où à peu près tous les malheurs finissent par lui arriver, parfois avec son aide d’ailleurs.
La reconstitution d’époque est très réussie, tant par les extérieurs que les décors. Mais ce qu’on appréciera le plus, c’est le scénario, solide, et le style du réalisateur, qui privilégie les séquences longues et lentes avec des fondues d’images qui nous tansportent d’une scène à une autre par de simples changements d’intensité lumineuse(jour / nuit). Observez aussi l’utilisation, à quelques reprises, de l’eau (pluie, mer, ondulation) pour bien montrer les transitions.
Bref, c’est extrêmement bien fait et c’est soutenu par d’excellents acteurs. À voir sans réserves.
Fiche technique:
Titre original: House of Mirth (The)
Titre français: Heureux de ce monde (Les)
Année: 2000
Réalisateur: Terence Davies
Interprètes: Gillian Anderson, Dan Aykroyd, Eleanor Bron, Eric Stotlz
Durée: 2h20